top of page

Quelle est la meilleure formation pour publier un roman?


Le parcours de trois autrices



Par Joannie Roberge

Tout le monde peut écrire pour le plaisir (de nombreux bienfaits en découlent), mais publier des romans relève d’une profession qui demande beaucoup de rigueur. Il importe de maitriser les outils narratifs et de parfaire sa plume. C’est pourquoi, même si des études dans le domaine ne sont pas requises, il faut prendre au sérieux le travail d’écrivain.e! Il y a aussi des avantages à étudier dans un autre domaine. J’ai exploré le sujet avec trois autrices inspirantes aux parcours complètement différents.


Marie-Christine Chartier

Marie-Christine est l’autrice de cinq romans à succès particulièrement populaires chez les jeunes adultes. Elle a complété un baccalauréat en psychoéducation ainsi qu’une maitrise en psychopédagogie. Je lui ai demandé si elle avait déjà ressenti le fameux syndrome de l’imposteur. « Parfois, dit-elle, dans le sens où je crois beaucoup en l’école, donc le sentiment d’imposteur m’a suivi un moment, découlant du fait que je n’avais pas étudié en littérature. » Si elle caresse l’idée d’étudier un jour dans ce domaine pour diversifier ses stratégies d’écriture, elle ne croit pas que ce soit nécessaire pour écrire une bonne histoire. Elle ajoute qu’on apprend énormément pendant le travail éditorial.


Élizabeth Baril-Lessard

Notre collaboratrice à l’évaluation de manuscrits jeunesse est l’autrice de la série pour adolescent.e.s « Ma vie de… ». Son certificat en création littéraire lui a permis de prendre confiance en sa plume. Elle savait qu’elle avait quelque chose à dire, mais ses cours lui ont donné les outils pour faciliter le travail! Elle soutient que ses diplômes en théâtre et en travail social lui sont également très utiles puisque la culture générale est essentielle quand on écrit. Diversifier nos apprentissages devient donc une arme qui enrichit les manuscrits. Elle pense aussi que cela nous aide à créer des personnages plus humains et plus crédibles. Elle précise que tout ça peut se faire en dehors des collèges et universités. « Il faut rester curieux, lire, écouter, s’informer. »


Marianne Brisebois


Le deuxième roman de notre fidèle collaboratrice, Quelques solitudes, est en librairie depuis hier (le 31 août 2022)! Marianne est bachelière en psychologie ainsi qu'en communication. Même si cette formation ne mène pas naturellement à une carrière d’autrice, elle a vite réalisé qu’elle puisait beaucoup dans ses apprentissages académiques en écrivant ses romans. En effet, ses études en psychologie lui permettent d’approfondir ses personnages et de toucher à des thèmes qu’elle n’aurait peut-être pas abordés sinon. Par exemple, ses connaissances lui ont permis de parler de santé mentale sous un angle peu commun dans son dernier livre. Même si elle n’a pas étudié en littérature, elle soutient que son parcours et ses premiers emplois professionnels lui ont tout de même permis de développer sa plume grâce aux tâches de rédaction (blogues, lettres ouvertes, etc.). « On perfectionne aussi beaucoup sa façon d’écrire quand on lit et j’ai toujours été une grande lectrice », ajoute-elle. Ça nous permet effectivement de mieux comprendre les différentes structures narratives et d’acquérir de précieux outils. Des études en création littéraire ou en littérature ne sont donc pas requises pour publier. De nombreux romans acclamés sont écrits par des autrices et auteurs aux parcours variés. Des études dans un autre domaine et des expériences de vie peuvent apporter une richesse à notre écriture et à notre point de vue sur le monde. Il faut toutefois aller chercher les outils pour s’assurer de soumettre un manuscrit abouti qui respecte les codes romanesques en lisant sur le sujet, en participant à des ateliers d’écriture ou des cercles d’auteurs.

Comentários


bottom of page